Biographie

 

       Naissance grenobloise dans l'hiver '56. L'année où "il a fait -30° pendant trois mois !!!" dixit mes parents et où " 'y avait pas de charbon pour le poêle !", puis mis en pension chez les "tantines" qui avaient la TSF, un vieux TEPPAZ et plein de disques classique 33 tours.

      Très vite, j'ai l'oreille attiré par l'harmonie des grands orchestres classique, le timbre des cordes m'attire particulièrement : violons, violoncelles, altos...puis le côté un peu latin du BEL CANTO et des opéras et opérettes des années 60, également l'harmonie particulière des chansons de J.SABLON (déjà avec Django) puis de TRENET avec lequel je découvre le swing, ce  balancement qui fait claquer les doigts.

 

       Voyant ma sensibilité pour la musique, les "tantines" me font prendre quelques cours de piano chez une voisine un peu loufoque qui leur suggère de me présenter au conservatoire. C'est un nouveau monde pour un fils de métallo'. Je choisis le violon pour la pureté du timbre. Après deux années de solfège obligatoire, enfin l'instrument !

 

       En 1966-1967, 1ère année de violon dans le "nouveau conservatoire" because les Jeux Olympiques de '68. Etude du violon jusqu'en '74 C'est beau, mais c'est difficile le violon : la justesse, le coup d'archet, le grain du son... L'ado que je suis fatigue un peu et se tourne vers le folk, très en vogue à l'époque. Je découvre ensuite GRAPPELLI et évidemment DJANGO. Ces deux-là me fascinent ! Ils ont tout à la fois. Les mélodies sont belles, les chorus bourrés d'idées, ce balancement dans la rythmique, tout y est !! C'est le temps des expériences musicales diverses et variées, le rock et la pop sont à la mode et mon petit violon est beaucoup trop suave pour cette période où HENDRIX, les DOORS et autres ROLLING STONES sont au top. 'Y a bien MAGMA avec ce jeune violoniste : D.LOCKWOOD et J-LUC PONTY avec leurs violons électriques que je m'empresse d'aller essayer chez le marchand d'instrument, mais trop cher !!

 

       Je décide de prendre des cours de jazz ! Il y a une école à Grenoble : l'AGEM. Je prends un an de cours avec P.MANIVET, puis l'école ferme, pas de chance...

 

      Puis, c'est l'époque "père de famille", 10 ans d'abstinence (musicale) où je gratouille mes premiers accords à la guitare. J'en ai marre des petits boulots, je décide de faire "un boulot dans la musique". L'oreille affinée par le violon, je me dirige vers le métier d'accordeur de piano à l'école PLEYEL.

 

      En '91, sorti avec un diplôme de facteur de piano, je travaille quelques mois chez PLEYEL puis j'intègre l'équipe BERTET Musique. Au magasin, je rencontre toute la faune des musiciens de Jazz de Grenoble, notamment un "électron libre de la guitare" : Lulu FOUCARD qui, me voyant amorcer quatre accords à la guitare, jette son dévolu sur moi et m'embauche sur le champ pour faire la manche avec lui, tout en m'apprenant la guitare. Évidemment le répertoire DJANGO est là et je suis comme je peux ce gitan fantasque. Une belle école !

 

      Les années passent en expériences musicales diverses. J'accompagne la nuit toutes les trompettes, saxo et clarinettes vieux jazz de la région grenobloise tout en continuant les accords de pianos, le jour.

 

      Pressé par les copains, j'achète un banjo (pour le style new-orleans) et découvre un instrument trop méconnu dont les quatre cordes me rappellent l'époque violon et avec lequel je me sens tout de suite très l'aise. Je choisis d'utiliser le banjo comme la guitare manouche, c'est à dire de faire des chorus à la note et ne me contente plus, désormais, de faire l'accompagnement en faisant "poum-tchak"...